MUSIQUE

10. La musique est un serpent qui s’insinue jusqu’au coeur, la littérature frappe droit au cerveau.

C’est pourquoi l’une comme l’autre peuvent vous faire tomber d’inanition.

ÉCRIRE

9. Comme tout écrivain, j’aime qu’on me publie, qu’on me lise et qu’on m’aime.

Ce plaisir intense de partager.

Écrire est sexuel.

PENSER (2)

8. Penser aussi rend mélancolique.

C’est riche et pourtant c’est vain. Comme la recherche de l’or.

Penser est une alchimie qui ne demande pas qu’on se brûle les doigts. Juste le cerveau.

THOMAS BERNHARD

7. Thomas Bernhard écrit comme un chien qui ronge son os. J’aime les écrivains qui ont un os à ronger et qui ne le laissent à personne, mais quand l’os est devenu pur et blanc, ils le jettent aux autres chiens pour que ceux-ci deviennent fous.

SILENCE

6. L’inconscient de la nuit et la page du matin: deux mondes blancs se chevauchant.

La page blanche est la seule surface de réparation.

MOTS

5. Les mots ne sont pas corrosifs du réel, comme dit Mishima, mais, au contraire, ils donnent une immanence au réel qui contient sa propre corrosion.

VOIX

4. Les voix enregistrées ou les voix en direct ne sont pas les mêmes, parce que sur scène c’est une voix qu’on donne, en studio c’est une voix qu’on prend.

CIEL

3. Le ciel est si bleu parfois qu’on pourrait s’y engloutir.

Ce bleu marque plus d’infini que la nuit piquée d’étoiles.

Pourquoi le ciel est bleu?

POÉSIE

2. La seule poésie est celle de l’amour et de la guerre.

PENSER

  1. Pour penser, il faut être heureux, c’est à dire laisser l’esprit filer dans un chemin de traverse. La pensée est toujours parallèle à la vie.

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